FR
Da Vinci Private School Voir le site de l'école

La vie à Da Vinci

Sortie scolaire à Micropolis, la cité des insectes

16 octobre 2025

Le jeudi 9 octobre 2025, toute l’école, de la maternelle au primaire, a pris la route de l’Aveyron. Destination : Micropolis, la cité des insectes, à Saint-Léons, près du viaduc de Millau, à une heure et quart de Montpellier.

C’était la grande sortie de la rentrée. Arrivés à 10 h, repartis à 15 h 30, les enfants ont passé la journée avec les insectes, dont une heure d’atelier au contact de phasmes vivants.

« Face aux phasmes » : une heure avec des insectes vivants

Parmi les ateliers que Micropolis propose aux écoles, l’équipe pédagogique avait choisi « Face aux phasmes ». La cité des insectes le présente comme une rencontre avec des phasmes tropicaux : on les observe, on les prend en main, et on découvre leur cycle de vie, leur mue et leur façon de se défendre.

Un enfant en polo Da Vinci Private School tient un phasme brun dans ses mains ouvertes ; à côté, une enfant de maternelle le regarde ; visages floutés
Un phasme dans le creux de la main : il suffit de le laisser marcher.

Assis par terre dans la salle de l’atelier, autour de petits terrariums, les enfants ont vu circuler des insectes qu’on prendrait volontiers pour des brindilles. Il faut un moment pour distinguer la tête, les antennes et les six pattes, tant tout se confond avec le bois sec.

Les enfants ont ensuite pu en tenir un dans le creux de la main. Pour cela, on garde les mains ouvertes et bien à plat, sans serrer, sans geste brusque. Le phasme avance lentement, pose une patte après l’autre, et il suffit de le laisser faire. Une fiche illustrée, posée sur le sol, permettait de retrouver le nom des espèces présentées.

Tenir un animal vivant, si petit soit-il, demande de l’attention et un peu de patience. C’est aussi une manière de comprendre qu’il est fragile, et qu’on le respecte en le manipulant avec douceur.

La phyllie, l’insecte qui ressemble à une feuille

Parmi les phasmes présentés, l’un d’eux ne ressemblait pas du tout à une brindille : la phyllie, qu’on appelle aussi phasme-feuille. Son corps est plat, vert vif, découpé sur les bords comme une feuille, avec une ligne au milieu qui rappelle une nervure.

Pernille Kongstad, directrice, tient une phyllie, un phasme vert en forme de feuille, au creux de sa main
Une phyllie, le phasme-feuille, dans la main de Pernille Kongstad, directrice.

Posée sur une plante, elle disparaît. C’est tout le principe du camouflage : ressembler à ce qui vous entoure pour ne pas être repéré par ceux qui vous mangeraient. Les phasmes en ont fait leur spécialité. On en connaît plus de 3 000 espèces, surtout dans les régions tropicales, et la plupart imitent une branche ou une feuille. Certains se balancent même doucement, comme un rameau agité par le vent.

Quand le camouflage ne suffit pas, d’autres stratégies prennent le relais. Le phasme reste parfaitement immobile, au point de passer pour un morceau de bois mort. Saisi par une patte, il peut l’abandonner pour s’échapper ; chez les jeunes, elle repousse au fil des mues suivantes.

Pourquoi cet insecte ressemble-t-il à une feuille ? Qu’est-ce que cela lui apporte ? Que lui arriverait-il sur un mur blanc ? Devant l’animal, ces questions viennent toutes seules.

Observer, comparer, chercher à comprendre

Un insecte vivant oblige à regarder de près. On compte les pattes, on compare deux phasmes, on remarque que l’un est brun et l’autre vert, et on se demande pourquoi.

Pendant l'atelier, un enfant reçoit un phasme dans ses mains ; d'autres enfants sont assis par terre au fond de la salle ; visages floutés
Pendant l'atelier « Face aux phasmes », à Micropolis.

C’est le point de départ d’une démarche scientifique : observer, comparer, formuler une hypothèse, puis la vérifier. Les enfants la pratiquent avant même de savoir la nommer.

La mue en est un bon exemple. Comme tous les insectes, le phasme a son squelette à l’extérieur du corps, une sorte d’armure rigide qui ne grandit pas avec lui. Pour grandir, il doit s’en débarrasser plusieurs fois au cours de sa vie : il s’extrait de son ancienne enveloppe, la laisse derrière lui, et attend que la nouvelle durcisse. Notre squelette, lui, est à l’intérieur et grandit avec nous.

Le cycle de vie réserve une autre surprise. Chez de nombreuses espèces de phasmes, les femelles peuvent pondre des œufs qui éclosent sans l’intervention d’un mâle : on parle de parthénogenèse. Ces œufs ressemblent d’ailleurs à de petites graines. Faciles à nourrir, avec quelques feuilles de ronce ou de lierre selon les espèces, les phasmes font partie des rares insectes qu’on peut élever en classe pour suivre ce cycle de semaine en semaine.

Stick insect, predator, prey : les mots en anglais

Dans une école bilingue, une sortie comme celle-ci nourrit aussi l’anglais. Le phasme se dit stick insect, l’insecte-bâton, et la phyllie leaf insect. Le camouflage reste camouflage. Le prédateur est le predator, la proie la prey, et le cycle de vie le life cycle.

Assise en tailleur, une enfant en sweat-shirt Da Vinci Private School tient un phasme dans ses mains ouvertes, à côté d'une enfant de maternelle ; visages floutés
Les mains ouvertes, bien à plat : le phasme fait le reste.

Ces mots s’apprennent bien mieux après une expérience vécue qu’à partir d’une liste. Un enfant qui a tenu un stick insect dans sa main sait de quoi il parle, dans une langue comme dans l’autre. C’est ce que permet un enseignement bilingue par immersion : la langue s’accroche à ce qu’on a vu et fait.

Un mot comme « camouflage » ou « mue » n’a pas le même poids quand on a tenu l’animal dans sa main. C’est le principe de la pédagogie active : partir d’une expérience vécue pour apprendre, et laisser la curiosité faire le reste.

Dehors, sur les chemins de la cité

La journée ne s’est pas passée qu’en salle. Autour du bâtiment, Micropolis aménage des espaces extérieurs au milieu des collines de l’Aveyron : des sentiers, des panneaux, des aires de pique-nique et de jeux.

Deux enseignants passent la tête dans un panneau de fourmis de Micropolis, devant les enfants, sur un chemin en plein air
Dehors, les enseignants se prêtent au jeu.

Devant un grand panneau illustré de fourmis, deux enseignants se sont prêtés au jeu et ont passé la tête dans les trous, sous le regard des enfants.

Ce temps dehors compte autant que l’atelier. On court, on se raconte ce qu’on a vu, on profite d’être ensemble loin de la classe.

Petits et grands, la même journée

La sortie réunissait toute l’école, de la maternelle au primaire. Sur l’une des photos, une enfant de maternelle observe un grand qui tient son phasme : on apprend aussi en regardant faire les autres.

Pour les plus petits, un phasme est un bon premier contact avec les insectes : un animal calme, lent, qu’on peut regarder de très près et parfois toucher. De quoi apprivoiser une bête qui, de loin, peut faire un peu peur.

Les plus jeunes découvrent un lieu nouveau aux côtés d’enfants plus âgés. Les plus grands font attention aux petits, les attendent, leur montrent ce qu’ils viennent de voir.

Deux grandes sorties par an pour toute l’école

En plus des sorties de chaque semaine, l’équipe pédagogique organise chaque année deux sorties qui réunissent toute l’école : l’une à la rentrée, l’autre en fin d’année.

Micropolis a ouvert l’année 2025-2026. Une seconde sortie réunira toute l’école avant l’été.

Découvrez notre programme pédagogique, notre maternelle bilingue et notre école primaire bilingue.

← Retour au blog