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Quel rôle les parents doivent-ils jouer dans les apprentissages de leur enfant ?

28 septembre 2026

« Tu as fait tes devoirs ? » « Tu as appris ta poésie ? » « Tu as compris les maths ? »

Pour beaucoup de familles, la scolarité finit par s’installer dans la maison sous forme de rappels, de devoirs, de cahiers à vérifier et de leçons à réciter.

Et parfois, sans même s’en rendre compte, les parents deviennent presque des deuxièmes enseignants. Ils expliquent. Ils corrigent. Ils réexpliquent. Ils vérifient. Ils insistent. Jusqu’au moment où tout le monde est épuisé.

Alors une question mérite d’être posée : quel est réellement le rôle des parents dans les apprentissages de leur enfant ?

Doivent-ils intervenir davantage ? Moins ? Faire travailler l’enfant tous les soirs ? Le laisser complètement tranquille ?

Comme souvent, la réponse se trouve probablement entre les deux.

Les parents ne sont pas censés refaire l’école à la maison

L’école et la famille n’ont pas exactement le même rôle.

L’enseignant possède une responsabilité pédagogique : organiser les apprentissages, observer les progrès, identifier les difficultés, proposer des activités adaptées et accompagner l’enfant dans son développement scolaire.

Le parent, lui, peut offrir quelque chose de différent. Un environnement. De la sécurité. De la curiosité. Des échanges. Du temps. Une relation dans laquelle l’enfant peut parler de ce qu’il vit à l’école sans avoir immédiatement l’impression d’être évalué.

Cela peut sembler moins spectaculaire qu’une séance de mathématiques supplémentaire. Mais c’est extrêmement important.

Un enfant apprend aussi en dehors des devoirs

Apprendre ne signifie pas forcément être assis devant une fiche. Un enfant apprend lorsqu’il :

  • cuisine et mesure des quantités ;
  • lit une histoire ;
  • construit quelque chose ;
  • joue à un jeu de société ;
  • pose une question ;
  • observe un phénomène ;
  • raconte sa journée ;
  • cherche une information ;
  • organise ses affaires ;
  • discute d’un problème rencontré.

La vie quotidienne est remplie de situations dans lesquelles l’enfant peut développer son langage, son autonomie, son raisonnement ou sa curiosité.

Les parents n’ont donc pas besoin de transformer leur maison en salle de classe. Ils peuvent simplement créer un environnement dans lequel apprendre reste quelque chose de naturel.

« Je ne veux pas qu’il prenne du retard »

Cette peur est compréhensible. Lorsqu’un enfant rencontre une difficulté, le réflexe parental peut être de vouloir immédiatement compenser.

Il ne lit pas suffisamment ? On ajoute de la lecture. Il a du mal en maths ? On fait davantage d’exercices. Il n’est pas à l’aise en anglais ? On lui ajoute des cours.

Parfois, cela aide réellement. Mais parfois, l’enfant accumule surtout une sensation : « Je ne suis jamais assez bon. »

L’enjeu est donc de comprendre ce dont il a réellement besoin. A-t-il besoin de davantage d’entraînement ? D’une autre explication ? De plus de temps ? D’une difficulté différente ? D’un accompagnement pédagogique ? Ou simplement de souffler ?

C’est précisément pour cela que le dialogue avec l’école est important.

Aider n’est pas faire à la place

Il existe une différence énorme entre accompagner un enfant et résoudre ses problèmes pour lui.

Un enfant demande : « Je ne comprends pas. » Le parent peut répondre : « Regarde, fais comme ça. » Le problème est réglé. Mais l’enfant n’a peut-être pas appris à résoudre le problème.

Une autre possibilité : « Qu’est-ce que tu as déjà compris ? » Puis : « Où est-ce que tu bloques ? » Puis : « Qu’est-ce que tu pourrais essayer ? »

Le parent reste présent. Mais il laisse à l’enfant une partie du travail intellectuel.

Cette différence est essentielle pour développer progressivement son autonomie.

L’enfant doit aussi avoir le droit de ne pas savoir

Les parents veulent naturellement aider leur enfant. Mais il existe une phrase particulièrement utile : « Je ne sais pas. » Elle peut être suivie de : « Cherchons ensemble. »

L’enfant découvre alors deux choses. Premièrement, même les adultes ne connaissent pas toutes les réponses. Deuxièmement, ne pas savoir n’empêche pas de chercher.

C’est une leçon beaucoup plus importante qu’elle n’en a l’air. Parce que l’enfant rencontrera toute sa vie des situations dans lesquelles il ne saura pas immédiatement quoi faire.

Et si l’enfant ne veut pas travailler ?

C’est probablement l’un des grands classiques de la vie familiale.

L’enfant s’installe. Il soupire. Il regarde ailleurs. Il trouve soudain quelque chose d’extrêmement urgent à faire. Et le parent finit par dire : « Allez, concentre-toi ! »

Mais avant de conclure qu’il manque de volonté, plusieurs questions peuvent être posées :

  • La tâche est-elle adaptée à son niveau ?
  • Est-elle trop facile ? Trop difficile ?
  • L’enfant est-il fatigué ?
  • Comprend-il réellement ce qu’on lui demande ?
  • A-t-il besoin d’une pause ?
  • A-t-il simplement besoin de commencer avec un peu d’aide ?

Le comportement visible ne donne pas toujours la cause.

La motivation ne se commande pas toujours

Dire à un enfant « Motive-toi ! » ne produit généralement pas beaucoup de motivation.

L’envie d’apprendre peut être nourrie par plusieurs choses :

  • comprendre pourquoi on fait quelque chose ;
  • avoir une difficulté adaptée ;
  • constater ses progrès ;
  • pouvoir faire des choix ;
  • se sentir capable ;
  • avoir le droit d’essayer ;
  • être intéressé par le sujet.

C’est l’une des raisons pour lesquelles la pédagogie et l’environnement scolaire comptent autant. Un enfant peut être très curieux dans certains contextes et complètement passif dans d’autres.

Les parents peuvent nourrir la curiosité sans donner un cours

Un enfant raconte : « Aujourd’hui, on a parlé des volcans. »

Le parent peut simplement demander : « Qu’est-ce qui t’a le plus étonné ? » Puis : « Tu penses qu’un volcan peut vraiment devenir froid ? »

Et la conversation peut partir dans une direction complètement inattendue.

Il n’y a pas nécessairement besoin de sortir un manuel. La conversation elle-même peut devenir un espace d’apprentissage. Et parfois, l’enfant emmènera lui-même le sujet beaucoup plus loin. Voir aussi : Curiosité de l’enfant : pourquoi elle est essentielle pour apprendre.

La lecture est probablement l’un des meilleurs exemples

Lire avec son enfant n’est pas seulement utile pour développer la lecture. C’est aussi :

  • discuter des personnages ;
  • imaginer ce qui va se passer ;
  • expliquer un mot ;
  • comparer deux histoires ;
  • donner son opinion ;
  • faire des liens avec ce qu’il connaît.

Et lorsque l’enfant devient capable de lire seul, le parent peut progressivement passer du rôle de lecteur à celui de compagnon de lecture.

Le but n’est pas seulement de faire lire davantage. C’est de conserver le plaisir de comprendre une histoire.

Et les écrans ?

La question devient vite conflictuelle. Mais réduire la discussion à « Les écrans sont-ils bons ou mauvais ? » n’aide pas beaucoup.

Il est souvent plus intéressant de demander : que fait réellement l’enfant avec cet écran ? Regarde-t-il passivement ? Crée-t-il quelque chose ? Cherche-t-il une information ? Discute-t-il avec quelqu’un ? Joue-t-il ? Apprend-il ? Combien de temps ? Dans quel contexte ?

L’objectif n’est pas nécessairement de supprimer tout écran. Il peut être de construire progressivement une relation raisonnable avec les outils numériques.

Et surtout, d’apprendre à l’enfant à ne pas confondre information disponible et information fiable. C’est tout l’enjeu de l’esprit critique.

Le parent n’a pas besoin de connaître le programme par cœur

Certains parents culpabilisent parce qu’ils ne savent pas comment aider. Ils ne comprennent plus les méthodes utilisées en mathématiques. Ils ne parlent pas suffisamment anglais. Ils ont oublié certaines règles de grammaire. Ils ont l’impression de ne pas pouvoir accompagner correctement leur enfant.

Mais ce n’est pas leur rôle de remplacer l’enseignant.

Le parent peut demander : « Explique-moi ce que tu apprends. »

Cette simple phrase peut être très riche. Parce que l’enfant doit alors reformuler avec ses propres mots. Et expliquer quelque chose à quelqu’un est déjà une manière de vérifier si on l’a réellement compris.

La relation entre parents et école compte énormément

L’école ne devrait pas être un monde fermé dont les parents découvrent le contenu uniquement lorsqu’un problème apparaît.

Inversement, l’école ne peut pas demander aux parents de devenir des enseignants supplémentaires.

La relation la plus utile est probablement une relation de coopération. L’école peut expliquer : « Voici ce que nous observons. » Les parents peuvent apporter : « Voici ce que nous constatons à la maison. » Et ensemble, ils peuvent chercher : « Qu’est-ce qui aiderait cet enfant maintenant ? »

Cette continuité peut être particulièrement précieuse lorsqu’un enfant rencontre une difficulté.

Mais les parents doivent aussi laisser l’enfant avoir son propre espace

C’est probablement la partie la plus difficile.

On veut tellement que son enfant réussisse. On veut éviter qu’il souffre. On veut lui éviter les erreurs que l’on a nous-mêmes commises.

Alors on intervient. On rappelle. On vérifie. On corrige. On anticipe. On organise. Jusqu’à parfois occuper tellement de place que l’enfant n’a plus beaucoup d’occasions de devenir acteur de sa propre scolarité.

Aider son enfant, c’est aussi parfois reculer d’un pas. Le laisser chercher. Le laisser se tromper. Le laisser gérer une petite responsabilité. Le laisser découvrir les conséquences naturelles de certaines décisions.

Puis être là lorsqu’il a réellement besoin de nous.

Comment trouver le bon équilibre ?

Il n’existe évidemment pas une quantité universelle d’implication parentale. Mais quelques questions peuvent aider :

  • Est-ce que mon aide permet à mon enfant de devenir plus autonome ?
  • Ou : est-ce qu’il a de plus en plus besoin de moi pour faire ce qu’il pourrait progressivement faire seul ?

La première situation va dans le sens de l’apprentissage. La seconde mérite peut-être d’être réajustée.

L’objectif n’est pas que l’enfant n’ait plus besoin de ses parents. C’est qu’il ait progressivement besoin d’eux différemment.

Les bonnes questions à poser à l’école

Avant de choisir une école, il peut être intéressant de demander :

  • « Quelle place attendez-vous que les parents prennent dans les apprentissages ? »
  • « Comment communiquez-vous les progrès et les difficultés ? »
  • « Que conseillez-vous aux parents lorsqu’un enfant rencontre une difficulté ? »
  • « Quelle quantité de travail est demandée à la maison ? »
  • « Comment développez-vous l’autonomie des enfants ? »
  • « Comment évitez-vous que les devoirs deviennent une source de conflit familial ? »
  • « Comment les parents peuvent-ils vous signaler une difficulté observée à la maison ? »

Ces questions permettent de comprendre quelque chose d’important : quelle relation cette école imagine-t-elle entre l’enfant, ses parents et ses enseignants ?

Le meilleur accompagnement n’est peut-être pas celui qui en fait le plus

Un enfant n’a pas nécessairement besoin d’un parent qui surveille chaque ligne de devoir.

Il a besoin d’un adulte qui croit qu’il peut apprendre. Qui prend ses questions au sérieux. Qui accepte qu’il fasse des erreurs. Qui sait intervenir quand c’est nécessaire. Et qui sait aussi se retirer quand l’enfant peut essayer seul.

L’école, de son côté, doit apporter son expertise pédagogique et connaître suffisamment l’enfant pour expliquer aux parents ce qui se passe réellement dans ses apprentissages.

Lorsque ces deux mondes travaillent ensemble sans se confondre, l’enfant peut progressivement prendre sa place.

Et peut-être que le véritable objectif est là. Pas de faire de nos enfants des élèves parfaitement contrôlés. Mais de leur permettre de devenir des apprenants de plus en plus autonomes.

À Da Vinci Private School

À Da Vinci Private School, nous considérons les parents comme des partenaires de la scolarité, sans leur demander de devenir les enseignants de leur enfant.

L’école accompagne les apprentissages et suit les progrès de l’enfant. La famille apporte, de son côté, un environnement dans lequel la curiosité, la lecture, les échanges et l’autonomie peuvent continuer à vivre en dehors de l’école.

L’objectif est de créer une continuité entre les deux univers, tout en laissant à chacun son rôle.

Parce qu’un enfant a besoin d’être accompagné. Mais il a aussi besoin, progressivement, de pouvoir dire : « Je vais essayer tout seul. »

Découvrez notre maternelle bilingue et notre école primaire bilingue.

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